le serpent doré

le serpent doré
Envie de dessiner à la craie les contours de quelque chose d'invisible, d'indessinable maintenant que j'y pense. C'est pour ça que je dis que j'en ai envie, et pas que je le fais. Il y a des choses comme ça dont on a envie mais qu'on ne peut ou doit pas faire.
Je m'explique... Je voudrais marcher, marcher, jusqu'au bout du monde, là où le désert remplace le bitume, là où on voit les étoiles
Une étoile, l'étoile du livre
Je voudrais faire mon sac, là, maintenant, en le remplissant de ces choses irremplaçables qui ne servent à rien d'autre qu'à faire rêver, un galet peint, des coquillages, un dessin de phare à l'encre de Chine,...
Pas de photos, pas de souvenirs, pour ne pas alourdir de tristesse le voyage.
Je voudrais laisser tout le reste et partir, me diriger avec une boussole intérieure que tu connais sans doute, celle qui guide tes pas quand tu fermes les yeux.
Je voudrais me lever le matin avec un sourire qui ne me quitterait jamais, pour ne pas avoir peur de me remettre en route.
Je voudrais ne plus rien devoir à personne, et exister, enfin exister pour celui que je suis, avec mes contradictions, que le nom qu'on leur donne s'évapore pour qu'on ne voit plus que les choses claires et pures.
Le Ciel ?
Je ne pourrai plus jamais faire ça ou même imaginer le faire.
Je suis là mais plus pour longtemps.
Je ne bougerai plus...
Toi tu es attaché, mais tu peux bouger. Tu avances, tu recules, tu parles.
Moi, même plus. Je devine un café à ma droite, une rue, habitée sans doute, à ma gauche. Je devine, je ne sais plus.
Tu sens le papier sous tes doigts, toi.
Moi je ne sens plus rien d'autre que le sang, l'odeur du sang qui m'abandonne.
Reviens, petite voiture bleu-fuillant, ramasse moi, que je vois au moins le soleil se lever, pour ne pas mourir dans le noir.
Dans le noir, et seul.
Je ne suis pas Prince, j'ai peur devant le venin du serpent doré de la mort...
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# Posté le lundi 11 mai 2009 10:26

les étoiles

les étoiles
Je vois une étoile. Qui brille. Elle est belle, elle...
... M'attire.
Je repense à mes vacances d'été à Oléron. Ça a des relents d'algues et de tasses d'une eau de mer désagréablement marron-salé plus que de sable chaud. Ça doit être ça la différence entre la réalité et la poésie, l'odeur de l'océan.
Un flash plus fort qui m'emporte toute entière :
Une soirée.
Non, plutôt une nuit.
Profonde parce que perdue dans la campagne.
Un repas.
Agréable bien que rempli de moustiques à peine repoussés par la citronnelle qui dérange plus les papilles des hommes.
Agréable parce que moucheté d'étoiles. D'une en particulier, l'Etoile Filante.
(Murmure-lui un v½u si tu la vois passer !)
Faites que demain les petites voisines fassent le mur pour venir jouer chez nous même si elles ne sont pas habillées comme nous et même si papa ne veut pas que nous fréquentions « ces gens-là ». Amen.
Pas Amen ! Je confonds, ça c'est pour Dieu. Il écoute nos prières parce qu'il nous aime. Quand on prie une étoiles on dit « Je souhaiterais que » et puis « s'il vous plait », pour ne pas la froisser. C'est sauvage une étoile c'est gitan. Il faut lui parler avec douceur, ne pas l'obliger.
Les étoiles sont des oiseaux bleus.
Bleus comme le ciel.
Attrape-t-on le ciel ?
Les étoiles non plus, j'en ai peur !

MATHILDE ricane.
MAIS...
MAIS...
Mais qu'est-ce qu'elle vient faire là-dedans Mathilde ??
Mes rêves s'envolent, la place de la mairie reprend vie, le flou devient courbes et couleurs, traits et visages.

Tu as tué le Christ !
Même pas vrai !
T'es pas juive ?
Si, mais j'ai pas tué le Christ !

Houlà... Retour sur image, on recommence !
Qu'est ce que ça veut dire, juif ?

J'ai huit ans, je vais au catéchisme, à la messe, et j'ai jamais, JAMAIS, entendu dire que Charlotte avait tué le Christ, moi !

Hein, Anne-So, qu'elle a tué Jésus puisqu'elle est juive ?

Mathilde, c'est mon amie, c'est décidé, on fera médecine ensemble plus tard, et nos enfants seront amis, on habitera à côté,...
Charlotte, je la connais à peine, elle ne va pas à l'école Notre Dame de la Compassion comme nous alors entre les deux, bien sur que je choisis Mathilde.
Normalement.
Normalement je suis toujours pour Mathilde.
Mais là, elle va trop loin, pourquoi rejeter un si grand meurtre qui a eu lieu bien avant notre naissance, et celles de nos parents,... sur une si petite étoile de métal doré ?ça n'a pas de sens...
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# Posté le lundi 11 mai 2009 10:17

retour!

retour!
j'ai fait du ménage sur ce blog et du coup je vais le remettre un peu à jour!

Il s'agit d'une nouvelle dans son intégralité!

Elle s'appelle Texas

« -Texas ? C'est pas un prénom ça ! »
Il en a marre d'entendre cette phrase tout le temps. Si, c'est un prénom puisque c'est le sien ! Texas, Texas, Texas, il se le répète dans sa tête jusqu'à ce que le sens se perde dans son propre méli-mélo de lettres, de sons idiots.
Tex-mex, surnom que lui donnent les autres ou texico ou texitepas, mais le dernier c'est pour quand il frappe dans le tas, quand le désespoir est trop lourd pour le laisser, l'oublier un peu.
Et s'il n'y avait que cette grotesque histoire de prénom, donné comme une malédiction, en référence au pays de son père (parlons-en de ce lâche-là !), mais il y a pire. Il y a son caractère de chat sauvage et leurs efforts pour l'enchaîner, il y a ces coups qu'il faut encaisser, pas physiques, ceux-là l'effleurent à peine, non, les pires sont ceux qui rentrent par les pores de la peau et atteignent ce qu'il lui reste de c½ur, cet organe qui suinte, cet autre mourant, agonisant, crevant depuis au moins 1000 ans.
Il y a ses yeux ou ses cheveux aussi, ils sont toujours là, rapaces intéressés, visages invisibles pour lui rappeler qu'il n'est pas comme eux, quel que soit ce qu'ils raillent en lui. Il n'en revient pas d'avoir tant de défauts, tant de choses différentes qu'il faille les lui rappeler sans cesse. Il veut être comme eux, même s'ils sont vides, même si leurs paroles sont du venin, surtout s'ils ne forment qu'un. Lui est seul, pathétiquement écarté, tout les jours de toutes les semaines de toutes les années depuis son enfance...
Il brise les miroirs toujours autour de lui, son image, ça doit être elle la coupable. Il veut se déposséder, il veut devenir l'un des leurs, il veut être normal, il en a marre d'être aveugle.

# Posté le lundi 11 mai 2009 10:11

Cowboys fringants

ça faisait longtemps que je n'avais pas posté... en même temps, quand on n'a rien à dire... encore de la musique?

# Posté le lundi 27 avril 2009 12:59

soul asylum

j'adore ce groupe, alors je vous mets runaway train, parce que c'est la plus connue
cette version n'est pas la version originale du clip mais je n'arrive pas à la mettre sur le blog, allez ici

Call you up in the middle of the night
Like a firefly without a light
You were there like a slow torch burning
I was a key that could use a little turning

So tired that I couldn't even sleep
So many secrets I couldn't keep
Promised myself I wouldn't weep
One more promise I couldn't keep

It seems no one can help me now
I'm in too deep
There's no way out
This time I have really led myself astray

{Chorus:}
Runaway train never going back
Wrong way on a one way track
Seems like I should be getting somewhere
Somehow I'm neither here no there

Can you help me remember how to smile
Make it somehow all seem worthwhile
How on earth did I get so jaded
Life's mystery seems so faded

I can go where no one else can go
I know what no one else knows
Here I am just drownin' in the rain
With a ticket for a runaway train

Everything is cut and dry
Day and night, earth and sky
Somehow I just don't believe it

{Chorus}

Bought a ticket for a runaway train
Like a madman laughin' at the rain
Little out of touch, little insane
Just easier than dealing with the pain

Runaway train never comin' back
Runaway train tearin' up the track
Runaway train burnin' in my veins
Runaway but it always seems the same

# Posté le lundi 02 juin 2008 02:53

Modifié le lundi 02 juin 2008 03:06